La sauvegarde des Cités d’Or

Par Cyril Bleusalamandre pour la page Facebook Le Retour des Dragons.
Les Cités d’Or correspondent aux royaumes des enfants rois.

@choisnets

Avant de vous inviter au voyage dans un récit au cœur d’une de ces cités, voici brièvement une des nombreuses manières de percevoir le lien Cités d’Or – Enfants :

Par son étymologie « enfant » ramène au latin « infantis » qui signifie « celui qui ne parle pas ». Nous y entendrons subtilement les célèbres proverbes « le Silence est d’Or » et « La Vérité sort de la bouche des enfants ». « Vérité » venant du latin « verus » traduisible par « vrai » mais aussi dans son second sens par « juste». Il y a là un bref aperçu de « La voie du milieu » qui se détache de la dualité égotique au profit de la Justesse. Mais intéressons-nous à l’Or, car si l’Or a bien des gardiens sur terre ne seraient-ils pas justement les enfants ou les cœurs d’Or ?

Et si les enfants ont bien eux-mêmes des gardiens ne compteraient-ils pas des dragons parmi eux ? Et oui, à son tour l’étymologie du mot « dragon » vient nous parler car il est issu du grec ancien « drákôn », qui est un dérivé de « drakeîn », provenant lui-même du verbe « dérkomai », signifiant « voir clair ».

Pour aller plus loin dans la réflexion, il est nécessaire de savoir que l’Or des alchimistes est la Lumière, pas la lumière visible en la matière mais la Lumière/Amour visible par celles et ceux qui voient clair justement. Nous comprenons donc pourquoi les dragons ont la très populaire réputation d’être des gardiens de trésOr. Ils voient le véritable cœur des enfants et les protègent au centre même de leurs royaumes intérieurs, que nous appellerons désormais les Cités d’Or pour le récit à venir.
Si en bas âges les enfants ont la capacité d’entretenir de merveilleuse Cités d’Or en leurs centres, ils n’en sont pas moins, généralement entre 5 et 10 ans, sujet à l’enfermement du monde des adultes. Cette période des premiers contacts marquants, entre les Cités d’Or et le monde matériel des adultes, est la sombre période de l’extinction des Cités d’Or. Avec quelle ténacité rabâchons-nous à nos enfants que tout ce qu’ils nous relatent n’ayant pas de correspondance dans notre référentiel d’adulte, est systématiquement le fruit de leur imagination ? Combien de fois leur apprenons-nous que leur imagination n’a absolument rien de réel et qu’il faut à tout prix l’oublier pour réussir dans la vie ? Quelles valeurs leur permettons-nous d’accorder à leur Cités d’Or ?

Pourtant, avec quelques prises de conscience, il paraît possible d’éviter l’assombrissement progressif, voir brutal, de ces magiques Cités d’Or. Ainsi la magie atteindra le monde des adultes pour l’émerveiller à nouveau.

Permettez-moi de vous transporter quelques instants dans un voyage nocturne récent vers la Cité d’Or de Lucie (6 ans) alors subitement en proie à une noirceur évidente :
C’est dans un repos approchant au mieux un équilibre de justesse, c’est à dire sans mental, sans émotions et surtout sans réactions égotiques, que j’ai pu percevoir l’appel discret d’une petite fille d’environ 6 ans prénommée Lucie. La connaissant aussi de son vivant, j’ai immédiatement pu reconnaître sa présence. Elle sollicitait mon aide car quelque chose en elle s’assombrissait mais elle n’en trouvait pas l’origine et ne savait comment réagir. Ces états d’équilibre nocturne, nous rapprochant de la voie du milieu, permettent une réception intuitive accrue.  Cette magie m’a vite amené à comprendre l’origine des perturbations de Lucie. Après quelques minutes d’une conversation qui se voulait rassurante pour elle, je lui ai alors demandé de me montrer sa Cité d’Or. Nous n’avons pas dépassé le seuil d’entrée pour nous apercevoir qu’il ne restait plus qu’une faible lumière tentant désespérément de tenir bon face aux ténèbres envahissantes. C’était du jamais vu pour Lucie, son désarroi en était que plus grand. Il me fallut attendre encore quelques instants pour que l’intuition descende à nouveau comme un flux descendant sur mon front et que je puisse recevoir l’inspiration pour la guider au mieux et surtout sans vibrer à mon tour le désarroi. Je me suis vu lui expliquer, avec une sagesse que je ne me connais pas dans la vie matérielle, qu’elle atteignait un âge où elle commence à être réceptive aux problématiques du monde des adultes mais qu’elle avait tout de même la possibilité de garder sa Cité majestueusement lumineuse. Que cette Cité d’Or  était sa source d’émerveillement, de sécurité et d’apaisement quand elle en avait besoin. Lucie restant toujours désorientée par cette surprise d’assombrissement brutal, je lui ai donc proposé de visiter ma propre Cité d’Or. Son large sourire étincelant et rempli d’espoir me confirma être sur la bonne voie. J’ai pu lui montrer le ruisseau à traverser pieds nus pour entrer dans mon temple, les prairies verdoyantes et luxurieuses, le grand arbre de sagesse planté au milieu de la plus grande prairie. Son regard admiratif n’avait d’égal que l’amour universel. Cet arbre de sagesse où il fait bon passer du temps assis à son pied est une véritable source d’une incroyable bonté offrant des instants ressourçant, re-source-en devrai-je dire. Quelques fois, il est nécessaire de s’arrêter sur un mot, non plus pour en comprendre le sens mais pour comprendre à quoi il œuvre en nous. Dans ce cas précis, nous entendons désormais que ce qui est véritablement ressourçant est tout ce qui rétablit à nouveau notre lien à la source depuis l’intérieur.

Plus Lucie s’irisait, plus je lui en montrais davantage : les montagnes qui montent dans le ciel d’Azur au loin, le soleil radieux réchauffant ce paysage, enfin ce pays-sage plutôt. Dans son élan de bonheur, elle eut  le temps de m’emporter dans une course joyeuse aux travers les herbes et les fleurs. Nous nous sommes amusés non comme un adulte enseignant un enfant mais comme deux enfants jouant ensemble. L’apogée de sa joie enivrante et de son sourire incroyable a fait son apparition lorsque je lui ai montré les magnifiques dragons volant dans ce ciel céruléen.

Après encore quelques instants de félicité partagée avec Lucie, je lui proposais de retourner voir sa Cité à elle et de lui rétablir sa magnificence de Cité d’Or.

Je ne pouvais me résoudre à le faire à la place de Lucie : accompagner dans les pierres de touche oui, mais les vivres à la place d’autrui les privent immanquablement de certains bonis. La laissant faire, j’ai alors pu admirer avec quelle adresse les enfants savent maîtriser la lumière pour peu qu’on laisse vivre leurs sourires. D’une main de maître, elle a alors réhabilité la Lumière, l’Aor en Hébreu, en sa Cité d’Or. Tel une reine retrouvant sa souveraineté, Lucie n’a pas manqué de rétrocéder au fond du décor des montagnes reliant la Terre au Ciel. Elle n’oublia évidemment pas d’y inviter quelques majestueux dragons auxquels elle ajouta non pas un mais deux astres solaires.

Toujours conscient de mon état humain allongé dans mon lit, je ne peux tenir ces moments de guidances très longtemps. Nous nous sommes alors allègrement dit au revoir. Mon cœur vibra la joie lorsqu’elle me dit au revoir en utilisant un diminutif social quelle n’utilise jamais avec moi de son vivant.

Je n’ai rien dit à personne de cette histoire pendant plusieurs jours, préférant de loin accueillir dans un second temps des confirmations spontanées. En effet, le mental, cherchant en permanence des confirmations inlassablement matérielles, a bien des tours dans son sac. Il est relativement habile pour induire inconsciemment, les confirmations que nous voulons dans les réponses de nos interlocuteurs. Libéré de toute attente, une occasion m’a permis de la voir accompagnée de sa maman quelques temps après. Elle m’a ce jour-là alors transmis des dessins que Lucie avait fait pour moi, comme ça, sans raisons apparentes. Une larme coula délicatement sur ma joue et la magie œuvra à nouveau, elle m’offrait une reconnaissance depuis sa Cité d’Or. Les dessins étaient visuellement remplis de cœurs, d’étoiles dorées, d’un mandala cerclé du vert guérisseur de l’espoir et portant en son centre le jaune solaire, le rouge de l’amour et de la sécurité ainsi que le violet spirituel couvrant une spirale universelle. Elle avait signé un de ses dessins en apposant un M à chaque coin mais d’une manière suffisamment étonnante pour que je vous la décrive : deux M à l’endroit en haut et deux M à l’envers en bas. À nouveau mon cœur se remplit de joie, c’était bel et bien elle qui était en train de m’enseigner ! Nageant dans un petit nuage coloré, je pensais alors avoir entendu toutes les merveilles possibles pour cette journée. Il n’en n’était rien, relatant ce voyage à sa maman, et en insistant sur le diminutif que la petite Lucie avait utilisé pour me dire au revoir, sa maman fut surprise. Elle me dit ensuite que cela faisait plusieurs jours que l’Enfant lui avait dit vouloir m’appeler comme ça mais qu’elle n’osait pas. L’innocence des enfants, un silence d’Or c’est finalement vraiment parlant.

Encore quelques jours après je parvins à nouveau à atteindre cet état d’équilibre. Alors quelques âmes  sont passées me voir et au moment où je pensais avoir terminé ces partages, une petite voix m’appela. C’était Lucie, usant encore du même diminutif. Cette fois-ci j’eu l’occasion de lui parler un petit peu plus des problèmes d’adulte, des conditionnements, de nos incompréhensions, de toutes ces choses qui sans explications précises venaient assombrir les merveilleuses Cités d’Or des enfants. Elle, totalement détachée de son corps physique, communiquait avec une facilité déconcertante. Je lui ai expliqué que moi, en tant qu’adulte j’avais plus de difficultés qu’elle pour ce genre de conversation. Je lui précisai qu’à l’instant même où nous parlions en silence, j’avais encore pleinement conscience de mon corps allongé dans mon lit, que le moindre petit stimulus de mon environnement physique occasionnait des coupures dans la conversation. Si le mental trouve le moyen de s’infiltrer entre deux reprises alors la conversation commence à se remplir d’illusions.

Nous avons continué notre conversation riche et joyeuse puis je me suis souvenu d’un détail de ma Cité d’Or que je ne lui avais pas montré. Il s’agissait de ma boîte aux lettres magique à l’entrée de mon royaume, placée là justement pour recevoir les messages de silence lorsque je ne suis pas disponible pour mon cœur d’enfant (Sil-en-ce — Jaune-en-soi — Or-en-je). J’avais attisé sa curiosité enfantine, il fallait absolument que j’aille lui montrer cette boîte aux lettres ! Ce que nous avons effectivement fait et nous avons presque pleuré de rire ensemble quand on a ouvert ma boîte aux lettres. En effet, elle était pleine à craquer de divers messages. Quoi de mieux que cet exemple inattendu pour illustrer mes propos auprès de Lucie. Je lui ai donc dit le cœur léger : « tu vois, je suis un adulte alors je ne pense pas souvent à venir regarder dans cette boîte aux lettres ».

Cette idée de boîte aux lettres lui a beaucoup plu. À nouveau elle m’invita à l’entrée de sa Cité d’Or. Joyeux de constater qu’aucun assombrissement n’avait à nouveau sévit, je l’observai donc installer brillamment sa propre boîte aux lettres. Une force de Lumière puissante a certainement refait surface en elle, resplendissant du cœur désormais inviolable de sa Cité d’Or.

Un de mes plus grands espoirs ici est que les merveilleuses Cités d’Or ne sombrent plus au contact du monde des adultes. J’aspire à une nouvelle réalité dans laquelle les rôles s’inversent, une réalité où les Cités d’Or viendraient rallumer la flamme magique de chaque Cité perdue dans les âges.

J’ai souvenir d’avoir une nuit eu la chance de lire un livre subtil. Une page se démarquait indubitablement des autres, sur cette page une seule phrase était nette, toutes les autres étaient illisibles. Voici cette phrase sans aucune modification :

« Alménia est une des plus ancienne ville du monde »

 

À l’époque, fort de mon égo, je pensais parvenir à trouver une vérité pour tous, alors aucune compréhension ne m’a permis d’en comprendre le sens. Aujourd’hui je vis Ma Vérité, elle n’engage que moi et si je la partage parfois, ce n’est que pour offrir l’inspiration d’un chemin et non pour en faire une vérité pour qui que ce soit d’autre que moi-même. La différence peut paraître subtile et pourtant les résultats sont bien plus grands. Aujourd’hui je le sais, Alménia est bien une des plus vielle ville du monde, mais de mon monde, de mon univers intérieur puisque Alménia est le nom de ma Cité d’Or dans son état le plus originel.

Les Cités d’Or sont les royaumes de l’Esprit souverain, les vaisseaux de pierre de notre éveil, l’envol de nos Dragons.

 

Crédit Photo : @choisnets
https://www.instagram.com/choisnets

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